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Il n'est pas toujours aisé de diagnostiquer un cancer du côlon, car ses symptômes ne sont pas manifestes. Heureusement, un dépistage organisé se met peu à peu en place. La vigilance reste la meilleure arme pour lutter contre ce type de cancer et faire évoluer les statistiques.

Cancer du côlon : peu de symptômes

Le cancer colorectal évolue souvent à bas bruit, c'est-à-dire sans entraîner de symptômes marqués. C'est donc trop souvent lorsque le cancer du côlon est à un stade avancé qu'il est diagnostiqué. On note que 44 % des cancers du côlon et 47 % des cancers du rectum sont diagnostiqués à un stade précoce, en particulier chez les personnes de moins de 75 ans.

Les symptômes retrouvés peuvent également être dus à de nombreuses autres pathologies et ne sont pas systématiquement synonymes de cancer, comme par exemple en cas de troubles de la digestion. Par ailleurs, les symptômes varieront en fonction de l'emplacement de la tumeur. C'est leur apparition brutale ou leur caractère persistant qui doit alerter les patients.

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Signes digestifs caractéristiques

Les premiers signes qui peuvent alerter les patients et les amener à consulter leur médecin sont d'ordre digestif :

  • constipation d'apparition brutale ou allant en s'aggravant ;
  • diarrhée persistante ;
  • abdomen prenant du volume de façon anormale ;
  • douleurs abdominales fréquentes et constantes :
    • crampes abdominales ;
    • gaz ;
    • ballonnements ;
    • douleurs anales parfois ;
  • selles anormalement fines (en raison d'un blocage partiel du côlon) ;
  • besoin impérieux d'aller à la selle (notamment le matin), mais sensation d'évacuation incomplète ;
  • sensation de rectum tendu, rempli ;
  • difficultés à déféquer, l'expulsion des selles étant douloureuse et souvent inefficace ;
  • nausées et vomissements ;
  • perte de poids.

Symptômes du cancer du côlon : saignements

Les selles sont souvent mêlées de sang qui peut être :

  • rouge clair si le cancer se développe au niveau du côlon descendant ou du rectum ;
  • noir foncé (sang digéré) si la tumeur touche le côlon ascendant.

En effet, les polypes colorectaux et les tumeurs du côlon possèdent des vaisseaux sanguins qui peuvent libérer une petite quantité de sang dans les selles. Généralement, ce sang n'est pas visible à l'œil nu et seuls les examens pratiqués en vu de dépister un cancer du côlon (test Hemoccult) permettent de le détecter.

Plus rarement, on retrouve des selles glaireuses (visqueuses et blanchâtres). Parfois, on rencontre également une anémie en raison de la perte de sang.

Aggravation des symptômes

Lorsque des symptômes, même non spécifiques au cancer colorectal, s'aggravent, consulter son médecin voire un service d'urgence devient indispensable. C'est l'aggravation même de symptômes au départ classiques qui constitue alors un symptôme du cancer du côlon. En effet, en grossissant, les tumeurs du côlon vont entraîner des symptômes de plus en plus marqués tels que :

  • une jaunisse ;
  • un grossissement anormal du foie (hépatomégalie) ;
  • un gonflement des ganglions lymphatiques ;
  • une ascite (accumulation d'eau dans l'abdomen) ;
  • une douleur à la fesse ou à la hanche (si la tumeur comprime le nerf sciatique) ;
  • une altération de l'état de santé général (fatigue, amaigrissement, perte d'appétit, etc.), assez classique lors d'un cancer ;
  • une anorexie qui concerne 37 % des patients au moment du diagnostic ;
  • une occlusion intestinale si la tumeur obstrue complètement le côlon et qu'elle empêche le passage des selles et des gaz qui vont s'accumuler et entraîner de violents maux de ventre, un gonflement de l'abdomen, des vomissements et une constipation totale ;
  • une péritonite (inflammation du péritoine, une membrane qui tapisse l'abdomen, le pelvis et les viscères) si le côlon finit par se perforer.

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