Prévention du cancer du côlon

Sommaire

Une bonne prévention du cancer du côlon est essentielle d'autant plus qu'il s'agit d'un cancer courant et diagnostiqué tardivement dans 55 % des cas. En outre, cela permet d'éviter au maximum les récidives, très fréquentes dans cette maladie.

Prévention du cancer du côlon : dépistage

Le cancer du côlon est un cancer qui évolue le plus souvent à bas bruit, c'est-à-dire sans entraîner de symptômes marqués. Il est donc important de procéder à un dépistage du cancer colorectal, même si l'on ne ressent aucun symptôme. Cela est tout particulièrement utile pour les personnes qui présentent les principales causes de la maladie. Ainsi, depuis 2008, la prévention de ce cancer est généralisée en France.

Elle concerne :

  • les personnes âgées de 50 à 74 ans à l'aide d'un test immunologique ;
  • les personnes à risque à l'aide d'une coloscopie, permettant d'établir un diagnostic.

Les professionnels de santé ont un rôle important à jouer, car il est aussi de leur responsabilité de :

  • de repérer les personnes qui, pour des raisons médicales, ne participent pas au programme national de dépistage organisé (notamment les hommes et les femmes de 70 à 74 ans) ;
  • d'améliorer la participation de la population au dépistage du cancer colorectal, notamment les hommes de plus de 50 ans (seuls 33,5 % de participation en 2016/2017 alors que les recommandations européennes sont de 45 % minimum) ;
  • de diminuer le pourcentage de tests non-analysables (3,4 %) en améliorant (éventuellement en simplifiant) les modes d'emploi des tests destinés aux patients ;
  • d'augmenter le pourcentage d'hommes et de femmes qui refont un test quand celui-ci ne peut pas être analysé (il est d'environ 75 %) ;
  • d'améliorer l'adhésion à la coloscopie lorsque le test de recherche de sang dans les selles est positif.

Prévention du cancer du côlon au quotidien

Pour réaliser une prévention efficace, il est essentiel de limiter les causes du cancer du côlon, notamment dans le domaine de l'alimentation et des habitudes de vie. De façon générale, on estime qu'en changeant son mode de vie et en adoptant les recommandations suivantes, on diminue d'environ 70 % le risque de développer un cancer colorectal.

Alimentation

Adopter l'alimentation la plus saine possible participe à réduire les risques de développer un cancer colorectal. Il s'agit d'avoir une alimentation :

  • équilibrée (variée) ;
  • comprenant chaque jour environ 400 g d'aliments riches en fibres alimentaires (fruits, légumes verts, légumineuses et céréales complètes) ;
  • pas trop riche en graisses animales (il faut par ailleurs éviter d'être en surpoids) ;
  • ne comprenant pas plus de 500 g de viande rouge par semaine et 300 g dans l'idéal (la consommation de plus de 100 g de viande rouge par jour augmente de près de 30 % le risque de cancer colorectal, a fortiori si elle est grillée) ;
  • pas trop riche en charcuterie (une consommation supérieure ou égale à 50 g par jour augmente les risques de plus de 20 %).

Autres conseils :

  • La consommation de laitages pourrait être associée à une diminution de cancer colorectal (toutefois une alimentation trop riche en calcium augmenterait le risque de cancer de la prostate).
  • N'hésitez pas à manger des artichauts qui sont riches en inuline et excellents pour le transit en général et pour le foie et le côlon en particulier.
  • Consommez de la canneberge (cranberry) pour diviser par deux les risques de développer une tumeur cancéreuse au niveau du côlon. En cas de tumeur, la canneberge limite les phénomènes inflammatoires qui l'accompagnent.

Pour la cuisson de vos aliments, préférez l'huile d'olive au beurre.

Parallèlement à cela, il est essentiel de favoriser la consommation de :

  • fruits ;
  • légumes ;
  • viande blanche ;
  • poisson qui, selon une étude, réduirait les risques de développer un cancer du côlon. D'après cette recherche, les personnes qui mangent en moyenne 80 g de poisson par jour voient le risque de cancer colorectal chuter de 40 % par rapport à ceux qui n'en consomment que 20 g.

Tous ces aliments peuvent diminuer le risque de récidives de cancer du côlon.

Enfin, le sucre est un ingrédient déconseillé, car :

  • Une importante présence de sucre dans le sang entraîne une sécrétion d'insuline. Or, on constate que l'hyper-insulinémie est associée à un risque accru de cancer colorectal (chez les personnes souffrant d'un diabète de type 2 notamment).
  • Le sucre favorise la prise de poids et celle-ci est associée à un risque augmenté de cancer. En effet, lorsque l'indice de masse corporelle (IMC) est supérieur à 27, le risque est augmenté de 15 % par tranche de 5 points supplémentaires.
Lire l'article Ooreka

Alcool et tabac

L'alcool et le tabac sont 2 habitudes très mauvaises qu'il faut tendre à arrêter dans le cadre d'une prévention du cancer du côlon :

  • Il est avéré que la consommation régulière d'alcool favorise la survenue des cancers colorectaux. Il faut donc faire en sorte de ne pas consommer plus d'un verre par jour (ou 7 verres par semaine).
  • De même, la consommation de tabac est un facteur de risque important et se trouve également à l'origine d'autres cancers comme le cancer du poumon.
  • Enfin, il apparaît évident que l'association alcool-tabac est particulièrement dangereuse.

Activité physique

Pratiquer une activité physique est essentiel pour une bonne prévention :

  • D'une part, cela peut participer à réduire le surpoids et le taux d'insuline dans le sang.
  • D'autre part, pratiquer un sport participe à l'accélération du transit intestinal, ce qui réduit les temps d'exposition de la muqueuse colique aux cancérigènes d'origine alimentaire.

Ainsi, le simple fait de pratiquer une activité physique (environ une demi-heure par jour de marche rapide à raison de 5 jours par semaine, par exemple) permet de réduire les risques de cancer colorectal d'environ 20 %. Selon l'activité physique pratiquée, cette diminution peut pratiquement atteindre 30 % et même 50 % chez les gens ayant une activité physique intense.

Aussi dans la rubrique :

Traitements contre le cancer colorectal

Sommaire

Ces pros peuvent vous aider