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Le cancer du côlon fait partie des cancers les plus fréquents après celui de la prostate et du sein. Il ne doit pas être confondu avec le cancer de l'anus, moins courant.

Cancer du côlon : un adénocarcinome fréquent

Le cancer du côlon ou cancer colorectal est un cancer relativement fréquent puisqu'il représente en France environ 15 % de l'ensemble des cancers, selon les statistiques. De façon générale, il concerne essentiellement les pays industrialisés, car il trouve ses causes surtout dans le mode d'alimentation.

Le cancer du côlon représente :

  • dans 95 % des cas un adénocarcinome ;
  • dans les 5 % restants des tumeurs du côlon carcinoïdes (lymphome ou sarcome notamment).

Il s'agit d'une tumeur bien différenciée constituée de grosses cellules qui se développent à partir des cellules qui se trouvent dans la paroi interne du côlon (muqueuse). Ce sont des cellules glandulaires qui produisent du mucus et des liquides digestifs.

Selon les statistiques :

  • Dans 40 % des cas, les cancers colorectaux touchent le rectum.
  • Dans 60 % des cas, c'est la partie terminale du côlon, le côlon sigmoïde, qui est touché. C'est pour cette raison que l'on parle de cancer colorectal ou CCR (à distinguer du cancer de l'anus).

Le plus souvent, le cancer du côlon fait suite à l'apparition de polypes colorectaux adénomateux, mais il est également favorisé par d'autres pathologies coliques telles que la rectocolite hémorragique (ou colite ulcéreuse).

Quelles sont les personnes à risque ?

Certaines personnes présentent davantage de facteurs de risques de cancer colorectal que d'autres. Ce sera, par exemple, le cas :

  • des personnes ayant des antécédents familiaux de cancer colorectal ;
  • des personnes présentant un polype au côlon, une colite ulcéreuse ou, dans une moindre mesure, une maladie de Crohn ;
  • des personnes âgées de plus de 50 ans (le risque augmentant avec l'âge) ;
  • des personnes qui consomment beaucoup de tabac et/ou d'alcool ;
  • des personnes qui ont une alimentation riche en viande rouge grillée et en charcuterie, mais pauvre en fruits et en légumes.

Un test de dépistage du cancer colorectal est proposé tous les deux ans, aux femmes et aux hommes de 50 à 74 ans, asymptomatiques et sans antécédent personnel ou familial. Afin d’inciter la population à effectuer ce test, un arrêté du 1er octobre 2020 prévoit une expérimentation sur 36 mois, consistant en l'envoi postal à domicile du kit de dépistage du cancer colorectal, dès l'invitation, et sans commande préalable.

Évolution du cancer du côlon

Le cancer du côlon se développe progressivement, en plusieurs années. Il faut en moyenne une dizaine d'années pour qu'un polype puisse devenir cancéreux.

Les cellules cancéreuses du côlon vont avoir tendance à se propager vers le péritoine (revêtement qui tapisse l'intérieur de l'abdomen et qui se confond avec la couche externe de la paroi du côlon) et les ganglions lymphatiques.

Le cancer du côlon va être caractérisé en stades selon qu'il entraîne ou non des métastases, qu'il se propage aux organes avoisinants ou qu'il s'enfonce dans la paroi intestinale. Généralement, il va se propager vers :

  • les tissus avoisinants (autres portions du côlon ou organes proches) ;
  • les ganglions lymphatiques adjacents ;
  • le reste de l'organisme :
    • foie ;
    • poumons ;
    • os, etc.

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