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Cancer colorectal, le guide

Cancer colorectal

Les cancers du côlon, du rectum et de l'anus sont fréquents dans les pays industrialisés. À lui seul, le cancer colorectal représente le troisième type de cancer en nombre de malades, le deuxième en termes de mortalité. Si ses causes ne sont pas toutes connues, il est possible d'en réduire les facteurs de risques.

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Cancer colorectal, l’essentiel en une page

 

La page ci-dessous vous donne un aperçu des chapitres et messages principaux abordés dans notre guide sur le cancer colorectal. Pour en savoir plus, cliquez sur les liens de votre choix.

Qu'est-ce que le cancer colorectal ?

Le cancer colorectalest le troisième cancer le plus fréquent après celui de la prostate et du sein. Il s'agit d'un cancer particulièrement répandu dans les pays industrialisés. En France, il concerne chaque année environ 40 000 nouvelles personnes (environ 21 000 hommes et 19 000 femmes).

Il s'agit d'un cancer qui affecte les cellules du côlon (dans 60 % des cas) et/ou du rectum (dans 40 % des cas) et qui se développe lentement, en plusieurs années. C'est pourquoi le cancer du côlon ne se déclare dans 95 % des cas qu'après l'âge de 50 ans.

Le cancer du côlon et le cancer du rectum sont à distinguer du cancer de l'anus. En effet, ce dernier est relativement rare puisqu'il ne représente pas plus de 2 % des tumeurs du côlon. Il touche essentiellement les personnes âgées de plus de 60 ans et principalement des femmes (elles sont 3 fois plus touchées que les hommes).

Facteurs de risque des cancers colorectaux

Très fréquemment, le cancer colorectal naît à partir de polypes colorectaux. Ces tumeurs sont très fréquentes au niveau du côlon et du rectum et elles sont généralement bénignes (un tiers des polypes). Les polypes colorectaux sont néanmoins susceptibles de se cancériser au fil du temps en devenant des adénomes (deux tiers d'entre eux).

Les polypes constituent donc une cause importante de cancer du côlon. Toutefois, il ne s'agit pas de la seule. La colite ulcéreuse (ou rectocolite hémorragique) et l'iléite régionale, autre nom de la maladie de Crohn, sont également assez fréquentes. Il s'agit de deux maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) :

  • La colite ulcéreuse augmente les risques de développer un cancer colorectal, surtout après 10 ans d'évolution.
  • La maladie de Crohn est elle aussi susceptible de favoriser la survenue d'un cancer du côlon en particulier si elle évolue depuis plus de 10 ans et qu'elle concerne plus de 50 % du côlon.

Diagnostic du cancer colorectal

Les statistiques du cancer du côlon sont assez sombres car le diagnostic du cancer du côlon n'est pas toujours évident à réaliser. En effet, le cancer colorectal entraîne assez peu de symptômes et le déceler rapidement est relativement difficile. C'est la raison pour laquelle le dépistage du cancer colorectal est essentiel. C'est très souvent grâce à lui qu'il est possible de réaliser un diagnostic précoce. Le cancer est alors peu évolué et permet d'être traité, augmentant les chances de survie du patient.

Évolution

L'évolution du cancer du côlon dépend du stade auquel il se trouve. Si la tumeur se développe en métastases, le traitement devient plus compliqué et les chances de survie s'amoindrissent.

Stades du cancer colorectal

Le cancer du côlon se définit selon plusieurs stades notamment en fonction de sa gravité et de son étendue. On s'intéresse ainsi à :

  • la taille de la tumeur au côlon (T) ;
  • l'atteinte ou non des ganglions lymphatiques voisins (N) ;
  • la présence ou l'absence de métastases (M).

Ces trois points permettent d'établir la classification internationale TNM du cancer.

Tumeurs du côlon

Les tumeurs du côlon susceptibles de se développer sont de 2 sortes :

  • des tumeurs bénignes, non cancéreuses et bien délimitées ;
  • des tumeurs malignes plus agressives.

Les tumeurs bénignes du côlon ressemblent assez aux cellules de la muqueuse colique. Les tumeurs malignes, quant à elles, sont des masses cellulaires de forme anormale et aux contours mal délimités. Malgré ces caractéristiques, seule une biopsie et un examen au microscope permettent d'affirmer qu'une tumeur du côlon est cancéreuse.

Si une tumeur se révèle effectivement cancéreuse, elle est susceptible d'envahir les tissus proches du côlon et d'entraîner la formation de métastases. Ainsi, la moitié des cancers colorectaux sont métastatiques. Une fois sur cinq, les métastases sont diagnostiquées en même temps que le cancer du côlon. Il s'agit donc de cancers du côlon de stade IV qui sont plus difficiles à soigner et pour lesquels les chances de survie sont moindres.

Traitement du cancer colorectal

Il existe plusieurs méthodes de traitement du cancer du côlon :

  • L'opération du côlon est le traitement privilégié en cas de cancer colorectal, tout comme dans le traitement du cancer du rectum. Elle passe par une ablation (exérèse) de tumeurs (bénignes ou malignes), d'une partie du côlon ou de l'ensemble du côlon ainsi que du rectum. Enfin, elle permet de retirer chirurgicalement les métastases qui peuvent l'être.
  • La chimiothérapie du cancer du côlon est principalement employée en cas de cancer du côlon étendu et ayant progressé au-delà de la paroi du côlon. Elle est donc utile pour traiter les cancers du côlon de stades III (qui affectent les ganglions lymphatiques) et IV (ayant entraîné des métastases). Elle peut être associée à la chirurgie et éventuellement à une radiothérapie.
  • La radiothérapie est assez peu utile dans la prise en charge du cancer du côlon proprement dit. C'est surtout pour le cancer du rectum qu'elle est intéressante, selon le stade du cancer et l'emplacement de la tumeur. Toutefois, la radiothérapie peut aussi aider à réduire les risques de récidives du cancer du côlon.
  • La mise en place d'un anus artificiel (ou colostomie) est nécessaire dans 30 % des opérations de cancer colorectal. Ce système de dérivation consistant à relier le côlon à une poche extérieure, collée sur le ventre, peut être :
    • temporaire pour permettre au côlon de cicatriser ;
    • définitive si le cancer du côlon a atteint le sphincter anal et que celui-ci a dû être retiré.

Prévention

La prévention est essentielle dans le cadre du cancer du côlon. En effet, il s'agit d'un cancer extrêmement répandu qu'il est possible de prévenir en prenant certaines précautions et en adoptant quelques habitudes simples. Cela passe par :

  • le dépistage, même en l'absence de symptômes :
    • chez les personnes âgées de 50 à 74 ans à l'aide d'un test Hemoccult II® (qui consiste à rechercher du sang dans les selles) ;
    • chez les personnes à risque à l'aide d'une coloscopie ;
  • la réduction des facteurs de risque tels que :
    • l'alimentation, en évitant de consommer trop de viandes riches en graisses pour privilégier le poisson et les fruits et légumes ;
    • l'alcool et le tabac (l'association des deux est particulièrement néfaste) ;
    • la sédentarité (pratiquer une demi-heure par jour de marche rapide 5 jours par semaine permet de réduire les risques de cancer colorectal d'environ 20 %).

Si ces éléments sont importants pour limiter les risques de développer un cancer colorectal, ils sont tout autant nécessaires pour les personnes ayant déjà été traités et qui souhaitent éviter une récidive.

Par ailleurs, il est utile de savoir qui contacter pour se faire aider dans ces moments difficiles. Divers forums du cancer du côlon ou associations peuvent ainsi apporter une aide précieuse aux personnes malades et à leur entourage. Les associations qui rassemblent des stomisés, par exemple, sauront accompagner le malade, l'écouter et le conseiller pour l'aider à mieux vivre avec un anus artificiel.


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